
Edition Décembre 2026
Thème:
Sous-thème:
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Le biais de notation et le coût de l’emprunt : Faut-il réguler les agences de notation privées?
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L'ingénierie financière endogène : Mobilisation des ressources intérieures et instruments innovants.
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Institutions de Bretton Woods: Quelles sont les réformes requises pour plus d'équité?
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Début de contribution au livre-support de la conférence: 2 Décembre 2026
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Clôture de contribution au livre-support: 31 Décembre 2026
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Publication et distribution du livre-collectif: 15 Janvier 2027
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Conférence: 28-29 Janvier 2027
Dates:
Lieu:
Conférence: Douala, Cameroun
RESUME DU THEME
L’objectif de cette conférence est de dépasser le simple constat de l’endettement pour poser les jalons d'une refonte systémique. Il ne s'agit plus de quémander des allègements ponctuels, mais d'exiger une réécriture globale des règles du jeu financier international. La réflexion se structurera autour de trois axes stratégiques, visant à définir une position commune, pragmatique et audacieuse pour le continent.
Le biais de notation et le coût de l’emprunt : Réguler les agences de notation privées
Le coût prohibitif de l'emprunt pour les États africains trouve en grande partie sa source dans le traitement asymétrique imposé par l’oligopole des agences de notation occidentales. Pour briser ce biais d'évaluation, deux leviers complémentaires s'imposent.
D'une part, il est urgent d'instaurer des mécanismes rigoureux de régulation et d'audit des agences privées actuelles, en exigeant une transparence totale sur leurs critères d'évaluation du risque politique, trop souvent déconnectés des fondamentaux économiques réels du continent. D'autre part, le projet d'une agence de notation panafricaine n'est plus une simple option rhétorique, mais une exigence de souveraineté financière. Elle devrait être capable de valoriser le potentiel de croissance à long terme de l'Afrique plutôt que de sanctionner systématiquement ses vulnérabilités conjoncturelles.
Toutefois, une question cruciale se pose: quels sont les préalables indispensables pour garantir la crédibilité internationale de cette institution endogène, afin de lui éviter l'écueil de la complaisance ou la pression politique des États actionnaires ?
L'ingénierie financière endogène : Mobilisation des ressources intérieures et instruments innovants
La sortie définitive du piège de la dette passe inévitablement par la souveraineté de notre propre financement. Ce volet présentera des solutions concrètes pour capter, sécuriser et optimiser la richesse locale.
Il s'agira d'analyser les mécanismes de durcissement de la fiscalité sur les industries extractives, de structurer la lutte contre les flux financiers illicites qui saignent le continent, et de vulgariser l'usage d'instruments de marché innovants tels que les obligations vertes et bleues. De plus, les débats porteront sur la réallocation stratégique des Droits de tirage spéciaux (DTS) afin de financer les infrastructures de développement sans aggraver le fardeau de la dette extérieure.
Institutions de Bretton Woods: Quelles sont les réformes requises pour plus d'équité
Le FMI et la Banque mondiale gèrent la majorité des programmes d'ajustement et de résilience en Afrique, mais le poids décisionnel des 54 États du continent y reste marginal. En attendant l'émergence d'une agence de notation continentale ou la pleine maturité de nos propres architectures financières, l'Afrique demeure fortement dépendante de ces instances multilatérales. Il est donc impératif de concevoir des actions coordonnées pour bousculer le statu quo.
Ce sous-thème se penchera sur les réformes structurelles nécessaires — notamment la révision des quotes-parts et des droits de vote — pour que l'Afrique dispose enfin d'une voix et d'un pouvoir d'orientation au sein de ces institutions, proportionnels à ses défis économiques et à son poids démographique mondial.